Dévasté par Google Penguin ? Comment organiser un plan SEO de gestion de crise (partie 2)

Nous vous parlions dans la première partie de cet article des actions qu’un responsable du référencement devrait entreprendre dans l’immédiat, après avoir été touché par la mise à jour de Google Penguin. Nous allons parler dans cette deuxième partie des actions à mettre en place sur le long terme :

Plan d’action à long terme :

•    Créez une charte de référencement et participez à des formations : en tant que SEO vous avez la charge de créer une charte de référencement pour l’entreprise et spécialement pour l’optimisation on-site (balises, métas, etc…) et pour le choix des mots clés (trouvez le bon équilibre pour ne pas vous faire chopper pour diffusion de spam). La deuxième initiative à entreprendre est de briefer les employés de l’entreprise sur les nuances du SEO et étudier des cas de compagnies atteintes par les mises à jour de Google.

•    Établissez des prévisions financières : si vous avez été touché par la mise à jour Penguin de Google, établissez des prévisions évaluant les pertes potentielles et avertissez vos collègues en leur expliquant à quel point ils devraient tenir compte de votre charte de référencement et de façon sérieuse. Pour ce faire, étudiez les données de perte du trafic, les mots clés concernés, le manque à gagner pour chaque mot clé spécifique et le manque à gagner total basé sur les conversions perdues.

•    Mettez en place des directives pour les développeurs web : ces derniers ont besoin de directives claires et de recommandations précises à propos des meilleures pratiques SEO. C’est à vous de leur expliquer les différences entre, par exemple, une redirection 301 et une redirection 302. Ils pourraient ne pas tenir compte de vos suggestions mais avec le temps apprenez à établir un pont entre le pôle SEO et le pôle développement web de votre organisation.

•    Établissez une liste de mots clés : Quel lecteur aimerait parcourir un article où un seul mot clé est répété 10 fois dans 4 lignes de texte ? Ceci arrive souvent lorsque les rédacteurs sont davantage concentrés sur le référencement que sur le contenu. Vous devriez essayer de fournir aux rédacteurs des sujets de rédaction plutôt que des mots clés spécifiques. Ceci donnera libre cours à leur inspiration et le résultat n’en sera que plus fluide. Les mots clés auront, ainsi, l’air plus naturels et spontanés dans le texte.

•    Surveillez vos liens : suivez attentivement les liens qui pointent vers votre site. En effet, vous obtenez souvent des liens de sources différentes, il arrive même qu’une entreprise concurrente construise des liens qui peuvent vous nuire sans que vous vous en rendiez compte. Assurez-vous de la provenance de tous vos liens et faites en sorte qu’ils correspondent aux directives de Google.

•    Établissez une charte d’optimisation On-site : il s’agit d’un document contenant tous les titres, les métas, les URL, les ALT tag, les H tags, les liens internes et les meilleures pratiques de rédaction à utiliser par vous et vos collaborateurs.

•    Travaillez en étroite collaboration avec votre équipe de rédaction : encore une fois, faites en sorte qu’ils ne tombent pas dans l’excès. En aucun cas, les pages ne doivent être bourrées de mots clés, il ne faut pas qu’il y ait plus de 3 mots clés par page. Si votre contenu est bien étudié, les mots clés apparaitront naturellement.

•    Travaillez en étroite collaboration avec votre agence ou votre consultant : posez les bonnes questions. Allez au-delà du briefing quotidien ou hebdomadaire et posez des questions sur la construction de vos liens, les performances de votre site, l’élaboration de vos mots clés, etc. Il faut qu’il y ait un maximum de transparence et de collaboration entre vous et votre agence à propos du travail qu’ils effectuent pour vous.

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Dévasté par Google Penguin ? Comment organiser un plan SEO de gestion de crise (partie 1)

Avec cette nouvelle mise à jour appelée Penguin, nous avons encore une fois –comme avec toutes les mises à jour de Google- des vainqueurs et des vaincus.

Avant de paniquer, sachez que pour que Google survive et continue sa domination, il fournit des efforts extraordinaires pour que ses résultats de recherche soient les plus pertinents, utiles et libres de spam possible. Penguin n’est tout de même pas la première mise à jour importante de ces 10 dernières années.

Même si la définition du spam selon Google a évolué avec le temps, ils ont toujours été très bons en communication, que ce soit à traversvia Matt Cutts, l’homme qui est à la tête de l’équipe anti-spam, ou à travers les directives pour webmasters de Google.

Plusieurs sites risquent de payer les frais d’une agence ou d’un magicien du référencement Black hat (non éthique) qui leur a fait croire qu’il est possible d’utiliser quelques ruses pour améliorer le positionnement de leur site rapidement. Voici quelques exemples de ce qu’il faut surtout éviter, d’après les directives de Google lui-même :

•    Les pages cachées « portes de sortie »
•    L’achat de liens
•    Des pages différentes pour les moteurs de recherche et pour les utilisateurs
•    Du texte caché et/ou des liens cachés
•    Le Cloaking ou les redirections douteuses

Si vous êtes engagé dans certains de ces domaines, c’est comme si vous jouiez à la roulette russe. En fait, Google aimerait que les propriétaires de sites web pensent davantage à leurs utilisateurs et à la façon :

•    D’améliorer leur expérience sur les sites
•    D’ajouter une plus-value pour les lecteurs/clients
•    D’acquérir des visiteurs honnêtement et les faire revenir

En raisonnant ainsi, vous allez davantage vous concentrer sur la façon de publier un contenu de qualité et d’améliorer votre site pour que l’utilisateur soit attiré plutôt que d’avoir recours à des entourloupes pour optimiser votre positionnement Google facilement.

Envisagez donc d’employer un SEO qui apportera une vraie valeur ajoutée à votre site et utilisera des techniques de référencement White hat (éthiques) pour ne pas basculer du coté obscur du SEO.

Plan d’action immédiat :

•    Consultez vos analytics pour évaluer les dégâts : si vous avez été frappé par Penguin ou n’importe quelle autre mise à jour de Google, commencez par consulter vos rapports analytiques. Un rapport de trafic des 30 derniers jours vous indiquera le moment où vous avez été frappé et le nombre de visiteurs que vous avez perdu.
•    Consultez votre rapport de mots clés (organiques) : dès que vous aurez eu connaissance de la perte de trafic, un rapport spécifique vous permet de mettre le doigt sur les mots clés qui ont perdu du trafic et de combien. Encore une fois, un rapport sur la base des 30 derniers jours vous aidera à évaluer les dégâts.
•    Vérifiez le ranking de vos meilleurs mots clés manuellement : même si cela ne vous apprendra rien de plus que ce que vous a appris le rapport analytique, un SEO se doit de le faire. Vérifiez le positionnement de vos 5 ou 6 meilleurs mots clés.
•    Consultez votre compte Google Webmaster : il y a des chances que vous receviez un message de la part de Google si votre site a été affecté. Vous pouvez même contacter l’équipe anti-spam de Google si vous pensez que votre positionnement a été injustement revu à la baisse.
•    Utilisez un outil de vérification de liens pour évaluer l’état des vôtres : sachant que cela peut arriver, n’hésitez pas à effectuer des analyses de vos liens de façon régulière.
•    Lancez une vérification de redirection : ceci vous permet de verifier si votre développeur a malencontreusement commis une erreur de redirection. Utilisez des outils comme pingdom ou webconfs.

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A quel point peut-on maitriser son identité numérique ?

Lorsque l’on parle d’identité numérique dans le domaine de l’entreprise on pense directement à l’e-réputation. Même si vous faites tout ce qu’il faut pour la maitriser, le web 2.0 est tellement vaste que certains détails peuvent vous échapper. En effet, tout est aujourd’hui sujet à commentaire, critique et parodie.

N’avons-nous pas droit à l’oubli numérique ?

Les données sont beaucoup plus faciles à publier qu’à retirer car Internet n’oublie jamais. Et plus votre visibilité augmente, plus les risques de débordements augmentent. En effet, il suffit d’un mauvais commentaire sur un site ou un forum mieux référencé que vos supports numériques et là c’est le drame ! (j’ai failli poster des exemples de cas flagrants mais j’ai pensé que ça ne se faisait pas entre concurrents).
Bref, cela peut être justifié mais dans d’autres cas ce sont vos rivaux qui mettent en cause vos produits/services pour des raisons pas très éthiques. Il faut donc trouver le moyen de dépasser cette mauvaise publicité.

Comment rattraper le coup ?

D’abord supprimez tous les comptes et les profils sociaux que vous ne gérez plus et si vous êtes quand même victime d’une mauvaise publicité, il existe plusieurs moyens de rectifier le tir :
Poster plus de contenu positif pour noyer le contenu négatif et l’empêcher d’apparaitre dans les premiers résultats de recherche.
Répondre sur les forums, les profils sociaux ou les sites sur lesquels vous êtes mis en cause.
Ne cliquez plus sur les liens qui parlent de vous car vous aidez la page en augmentant le nombre de visites, donc en contribuant à son référencement et par conséquent vous améliorez sa visibilité.
Ecrire au webmaster ou au modérateur du site pour lui demander de supprimer les propos diffamatoires ou demander un droit de réponse (sans menaces de préférence).
Envoyer une demande de suppression à Google via leur formulaire dédié.
Porter plainte contre l’auteur ou le site si vous jugez que les propos sont injustes.

Comment éviter que cela se reproduise ?

Effectuer des curations, des recherches régulières sur Google et utiliser les bons outils pour savoir ce qu’il se dit sur vous et sur votre entreprise sur la toile.
Avoir recours à des professionnels de l’e-réputation pour une présence en ligne bien maitrisée.
• Et enfin réfléchir à deux fois avant de poster n’importe quoi au nom de votre entreprise sur le net.

En consclusion, sur le web 2.0, il ne faut pas seulement être visible, il faut en plus travailler et échanger pour soigner son e-réputation.