Partagez vos souvenirs avec les lunettes connectées signées Snapchat

Mis en avant

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Snapchat a récemment annoncé une série de mises à jour de sa marque, en changeant d’abord le nom de son entreprise qui s’appelle désormais ‘Snap Inc’. Cette transition reflète l’ambition de l’entreprise à évoluer au-delà du ‘Chat’ en ligne.

La marque en a aussi profité pour présenter son premier morceau de technologie portable. Il s’agit de Snapchat Spectacles : une paire de lunettes de soleil connectées qui permettent aux utilisateurs de filmer leur environnement et de partager instantanément les séquences filmées.

Les Snap ‘lunettes’ ressemblent à une paire de lunettes de soleil ordinaires mais elles possèdent une des plus petites caméras vidéo sans fil au monde incrustée dans son cadre. Les lunettes sont disponibles en 3 couleurs différentes : noir brillant, bleu clair et orange fluo.

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Elles se connectent directement au profil social d’un utilisateur via bluetooth ou wi-fi et permettent le transfert de la vidéo dans un nouveau format vidéo circulaire. Ces films captent la perspective humaine avec un champ de vision de 115 degrés.

Les fondateurs de Snapchat ont déclaré dans un communiqué : « quand nous avions commencé, il était logique de nommer notre société Snapchat car c’était notre seul produit. Maintenant que nous développons d’autres produits, comme des lunettes, nous avons besoin d’un nom qui va au-delà d’un seul produit sans perdre la familiarité et le plaisir de notre équipe et de la marque ».

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Tellement sociaux mais tellement seuls

Notre monde est devenu plus social. Nous sommes plus que jamais une espèce interconnectée évoluant au milieu de nouveaux quartiers urbanisés numériques qui transcendent la géographie physique telle qu’on l’a toujours connue. Nos communautés ne sont plus constituées de nos voisins (la plupart d’entre nous ne les connaissent même pas), ni de notre famille ou de nos collègues. Nos interactions sociales sont devenues internationales mais malheureusement le plus souvent anonymes.

Décourageant et dangereux.

Depuis l’urbanisation sans précédent de notre milieu durant la dernière moitié du 20ème siècle, l’homme a perdu le contact naturel avec son environnement immédiat. Il a perdu le sens de la communauté, celui-ci est devenu de plus en plus impersonnel.

Cela a commencé avec le phénomène Facebook, dont la fonction principale était de reconnecter les utilisateurs avec leurs vieux amis afin de partager des photos et des commentaires. De faire revivre l’expérience du lycée/collège/université (La phrase citée dans le film « The Social Network » prend tout son sens).

En fait, la vérité est que la plupart d’entre nous ont très peu de choses à dire aux personnes autrefois importantes de notre passé. Sans un certain vécu et des expériences partagées, ces anciennes relations se trouvent avoir été passagères et les nouvelles amitiés « digitales » sont incapables de vraiment se développer. Nous partageons tant de choses avec tellement de gens qu’il s’agit en fin de compte d’une vaste scène électronique sur laquelle nous sommes tous des acteurs dans un jeu de rôles sans fin.

Retour à la réalité

Après l’enthousiasme du début de renouer avec ses amis du lycée, les relations se fanent. La plupart des utilisateurs des médias sociaux se retrouvent en train de créer des « amitiés » avec des personnes qui partagent une cause semblable à la leur. Twitter est l’exemple type de ce que c’est que de se retrouver à interagir avec des anonymes où les interactions de 140 caractères sont thématiques et généralement superficielles.

Pendant la campagne présidentielle, on a vu des personnes sans noms, sans visages, des personnes qui se lancent des fleurs ou des insultes à travers un espace numérique. Des militants en rallient d’autres à leur cause et la popularité est déterminée par des « Like », des « Follow » et des « +1 ». L’ensemble du processus est tellement ennuyeux.

Le problème avec que les relations sont peu solides et centrées autour de questions limitées, elles ne permettent pas de suivre la complexité de l’esprit humain. Elles ne permettent pas d’exprimer et de partager à sa plénitude l’expérience de l’humanité. Ces relations ne permettent pas non plus -ou rarement- de changer les esprits, la pensée de quelqu’un ne peut pas influencer les autres même à travers un long processus.

Ces relations sont éphémères, plus éphémères que les amours de vacances de nos années d’adolescence. « Retirer de sa liste d’amis » se fait en appuyant sur un bouton et cela se fait sans remords, pourquoi faire le deuil d’une relation qui n’a jamais vraiment existé ?

Enfin, ces nouvelles relations ne nécessitent pas de sacrifice. Certes, des amitiés durables émanent souvent de sacrifices mutuels (pour le meilleur et pour le pire) mais les « amitiés » virtuelles ne permettent pas cela. Une fois que vous n’êtes plus utile à la cause, vous êtes évincé. Pour ceux qui ne croient pas à cette histoire, tentez l’expérience avec l’un de vos amis de Facebook ou de Twitter ; demandez à l’un d’eux de vous prêter de l’argent, de vous tendre une oreille, d’attendre avec vous dans un hôpital pendant la nuit. Vous verrez que les seules personnes qui répondent sont celles avec qui vous partagez une véritable relation physique.

Ceci est notre nouveau monde social qui nous connecte à des milliers d’utilisateurs et à personne à la fois. Je ne peux pas m’empêcher de penser que nous, et ceux qui viendront après, vont manquer d’une partie importante de leur humanité. C’est pour ça qu’il est si important de garder le contact humain, que ce soit au boulot ou en privé. Alors sortez de chez vous, allez voir des amis ou des clients, déconnectez-vous !

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